- La déformation de la structure du cheveu de manière durable

Pour imprimer au cheveu des formes permanentes, on fait appel à des actions chimio-cosmétologiques plus profondes. 

Les brins de kératine sont aussi reliés par d’autres liaisons plus solides qui sont les ponts disulfures. Ils mettent en jeu les éléments soufrés de la kératine. Ils résistent à l’eau, par conséquent ils nécessitent l’emploi de procédés chimiques pour les rompre. Une fois rompus, les chaines de kératine peuvent être déplacées et le cheveu devient malléable. On reconstitue ensuite ces ponts selon la nouvelle disposition des chaines de kératine correspondant à la nouvelle forme que l’on veut attribuer au cheveu.

En effet, grâce à l’intervention d’un agent réducteur (un sulfite, sous forme de sel alcalin ou un mercaptan comme l’acide thioglycolique), on peut ouvrir temporairement le pont disulfure. Cette action permet de transformer les ponts disulfures en autres liaisons chimiques afin de lui attribuer une plasticité et une capacité de glissement. Ainsi, le cheveu pourra être modifié durant cette phase.

Cette réaction d’oxydoréduction constitue la base cosmétique des modifications de forme des cheveux.

 

a. La permanente

Une permanente est l’ensemble des opérations exécutées sur une chevelure pour obtenir une frisure artificielle et durable des cheveux. Les permanentes modernes sont des permanentes à froid (à température ambiante).

La technique de permanente est réalisée en trois grandes étapes :

- Etape mécanique : après le ramollissement de la tige capillaire par un shampooing doux, les cheveux sont enroulés sur des « bigoudis » pour créer un léger décalage vertical entre les chaînes polypeptidiques de la kératine.

- Etape chimique : un liquide réducteur, appelé liquide frisant, est appliqué dans les bigoudis et sur la chevelure. Il provoque la rupture des liaisons fortes (ponts disulfures) qui relient les chaînes de kératine par réduction des ponts cystine. Cette étape est une oxydoréduction au cours de laquelle le thiolate d’ammonium réagit avec les cystines (30 % des ponts disulfures pour une ondulation durable). Il s’agit d’un transfert d’électrons du réducteur (le thiolate d’ammonium, R – S – S – R) vers la cystine (K – S – S – K) qui possède un caractère oxydant (accepteur d’électrons).

 

 - Etape chimique : elle consiste à fixer la forme imposée au cheveu grâce à la reconstitution des liaisons fortes (ponts disulfures) par oxydation des cystéines latérales en cystines. On utilise une lotion fixante qui contient un élément oxydant, en général le peroxyde d’hydrogène. Au cours de cette étape, une solution oxydante et acide reconstitue les ponts disulfures et neutralise l’alcalinité du milieu (les liaisons ioniques sont reconstituées). Il s’agit d’un transfert d’électrons de la kératine réduite (K – S−) vers l’oxydant (peroxyde d’hydrogène).

 Les ions alcalins (OH−) sont neutralisés par l’acidité du milieu (H+) :

 

Les déformations de la chevelure obtenues sont durables et ne sont pas détruites par l’humidité.

 

  

 b. Le défrisage

 

 

Le défrisage est l’ensemble des opérations exécutées sur une chevelure pour réduire la frisure et le volume des cheveux.

Le lissage de la chevelure est possible grâce à trois actions distinctes, qui modifient les propriétés physico-chimiques de la kératine : deux actions chimiques séparées par une action mécanique. Le tableau suivant illustre les étapes du défrisage avec les différents processus physico-chimiques mis en jeu :

 

 

Nous avons réalisé un défrisage sur une tête à coiffer possédant des cheveux de type caucasien.  Le kit des produits se présente en tube de crème prêt à l'emploi, accompagné d'un fixateur.


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